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Association CAMIN FERRAT

 

Aquarelle de Martine Verquère

Le château du Salze

Aquarelle de Martine Verquère

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 LE SALZE        

 

 

 

Blason : d'azur à trois chevrons d'argent

Blason identique à celui de Blandas

Enregistré à l'armorial général de 1696

 

Origine :  de l'Occitan Salse, Sause, du latin Salicem, concerne toutes les variétés de  « saules » arborescentes.

1371, 1439 & 1513 : Mansus de Salice

 Autre orthographe : Les  Salzes, carte murale musée cévenol (Cassini - 1789 ?)

 

Au XIII° siècle Le Salze est un mandement, terre ecclésiastique. Château des 14, 15 ( ?) & 16°, grand corps de bâtiment de plan carré avec 3 tours d’angle, échauguette et consoles de bretèche. Une tour isolée de plan triangulaire(en projet de restauration). Anciennement le château possédait une petite chapelle (attestée en 1675) certainement à l’intérieur de celui-ci.

Un chemin reliait directement Le Salze à Alzon traduisant l'importance du village dans le passé.

 

 C’était une propriété des de Faventines, seigneurs du Salze et du Viala aux XVII° et XVIII°.   Il appartenait auparavant à D. Mostuejols propriétaire de Grailhe.

1893 : propriété de Melle Sabatier, petite fille de M. de Rouville

1929 : Combarnous

 La population : 1750 : 10 habitants
                      : 60 feux
    1922 : 55/60 habitants
    1935-45 : 12 familles, de nombreuses habitations sont déjà à l’état de ruines.

Dans les années quarante, il y avait à la ferme du Salze 5 couples de boeufs, 3 chevaux et 200 brebis. Un autre troupeau de 200 brebis était constitué de bêtes appartenant aux autres familles du hameau. La lavagne, en deux parties (trois?), abreuvait tous les animaux. Les ouvriers agricoles qui ne recevaient leurs gains qu'une fois l'an pour la Saint-Michel étaient nourris et logés. (témoignage de maurice Bergonier qui commença à travailler à 12 ans et demi). Jusqu'au début du XXe siècle, servantes et valets manipulaient peu de monnaie, leurs gages étant en grande partie payés en nature : hébergement, blouses, sabots...

Il y avait une foire à Campestre pour la St-Michel où ceux qui voulaient se louer se présentaient pour l'embauche. D'où cette ritournelle :

"Sonne, sonne l'horloge / tourne, tourne le soleil

Que Saint-Michel approche / De maître nous changerons.

 En hiver au SALZE. Passage sous la voûte d'un escalier.

"Nous fûmes bloqués par cinq mètres de neige. Pendant près d'un mois (...) il nous fallut faire fondre la neige pour aller du réfectoire au dortoir"

1893 - témoignage de Lucien BOISSY.

 

 

 

 

Croix de mission à l'entrée du Hameau LE SALZE (1913). Les missionnaires de l'intérieur des campagnes francaises étaient chargés de réévangélisés en profondeur le pays, village après village, paroisse après paroisse. A l'aide de grandes périodes de recueillement, de prêches, et de pénitence, qui s'achevaient par l'érection d'une croix, il s'agissait de reconquérir à l'Eglise catholique un pays gagné par les idées irreligieuses.

" Dans la seconde moitié du XIXe siècle, l'église s'est livrée à une opération de reconquête des esprits....Les missions deviennent de grands moments de la vie des campagnes et des villes, la dévotion envers les saints s'accentue, les pélerinnages se multiplient et s'amplifient. Ainsi le site de Notre-Dame-de-Seignac devient un petit Lourdes. Certaines années de vingt mille à trente mille personnes s'y rassemblent pour une ou deux journées de grande ferveur. Et il existe bien d'autres lieux d'intense dévotion à la vierge et aux saints ! On ajoutera à ces manifestations extérieures de piété l'érection de dizaines de croix dans les villages et les hameaux ou à la rencontre des chemins. De même maint évènement religieux local se trouve solennisé par la construction d'un calvaire, d'une petite chapelle. Ainsi les Rouergats et les Rouergates ne sauraient oublier l'omniprésence dans leur vie de leur religion et de ses règles, puisque croix et édifices la rappellent partout".  Roger Béteille - Eros en Rouergue.

Echauguette.

Guérite de gué à l'angle sud-est du château.

 

 

 

 

Le château du village du Salze fut la propriété des Faventines, richisimes marchands et fermiers généraux au XVIII° siècle. A cette époque, la seule façon de placer sa fortune consistait à se porter acquéreur de fermes et de domaines. Jacques Faventines fut le seigneur du Salze, du Viala et du domaine de Grailhe (1774) sur le causse de Campestre. Cette terre ne devait pas être d'un gros rapport, en 1750, Pierre se plaignait d'être "surchargé d'allivrement" (aujourd'hui nous parlerions foncier) : "...avoir la justice du Salze avec directe et censive d'une carte de froment, deux cartes d'avoine petite mesure, une poule, un poulet, et les droits de champart sur les champs des habitants dudit hameau au nombre de dix. Lesquels droits...produisent bon an mal an 250 livres de revenu, les lods ne valent pas deux livres à cause de la situation des dits biens sur une montagne sèche et de la misère des habitants dont aucun est loin destre en estat d'achepter ne lest même pas de vivre sans secours étrangers... " (A.D. du Gard C513 - transmis par Pierre Solassol)

Carte : mesure de contenance variable selon les régions de  58 à 65 litres. Lods : droit perçusur les successions et les ventes de terrains ou d'immeubles. Champart : droit sur les récoltes.

Le frère de Jacques, Pierre Faventines (fermier général, décédé en 1776) se fit contruire une riche et extravagante maison de plaisance, connue sous le nom de château d'Assas, au Vigan entre 1751 et 1759. Les dalles de calcaire du rez-de-chaussée du château proviennent d'une carrière, sans doute ouverte seulement pour cette occasion, du domaine du Salze. L'hotel des Faventines (car tel devrait être son nom, les Assas étant les héritiers des Faventines après la révolution) est destiné à abriter la Maison départementale des livres et des écritures.

Les Faventines, dont les ancêtres étaient les Daudé d'Alzon, se portèrent acquéreur de la viconté d'Alzon en 1766. En 1804 les Marquès (du Luc) rachètent la totalité des biens Faventines. "garde pour lui le château, la ferme, le parc, les prés, le tout d'un seul tenant".

En 1796, le Salze (ainsi que le Luc) sera cerné par la troupe au petit matin pour rechercher les déserteurs et réquisitionnaires. Il y eut 22 arrêtés dans les bois de salbouch près d'une grotte qui servait de refuge.

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